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Les Malarazza d’Ugo Barbarà : pourquoi la saga des Montalto n’a pas fonctionné pour moi

13 septembre 2026

Les Malarazza d’Ugo Barbara, tel que le roman est décrit en quatrième de couverture, est en principe le genre d’histoire que j’adore lire. Une famille italienne qui émigre de la Sicile aux États-Unis et y fait fortune. Une saga familiale, des secrets, une histoire de vendetta, la guerre de Sécession, New York… et un personnage féminin fort et affranchi.

Bref, on coche beaucoup de cases, a priori. Pourtant, et je suis la première à le regretter, ça n’a pas vraiment fonctionné pour moi.

 

De quoi parle ce livre ?

 

Je vous reproduis ici la quatrième de couverture qui, vous le verrez plus bas, me semble assez misleading.

« En supposant que vous puissiez surmonter toutes ces difficultés : où allez-vous trouver le capital de départ ?
Rosaria Battaglia dégaina enfin le sourire qu’elle se réservait depuis le début de l’entretien.
— C’est à cela que servent les maris, non ? »

Sicile, 1860. Alors que l’Italie est saisie par la fièvre révolutionnaire, Antonio Montalto prend la décision de céder une partie des vignes et des oliveraies qui ont fait la fortune de sa famille contre un voilier. Tous, à commencer par son épouse Rosaria et ses six enfants, le prennent pour un fou. Lui a compris que le siècle s’ouvrait en Amérique. La famille s’installe à New York, où elle parvient à se faire un nom malgré les batailles fratricides qui déchirent le pays. Rosaria se rend vite compte que les Italiens ne veulent pas déposer leur argent dans les banques américaines et décide donc d’en créer une elle-même. Son audace donnera naissance à un empire. Mais à quel prix ?

 

Écrit comme ça, on ne peut que se jeter sur le livre. Pourtant …

 

Mon expérience de lecture

 

J’ai beaucoup réfléchi à ce qui m’avait gênée et vous livre donc mon ressenti : 

Il y a d’abord une question de tempo et de progression. Certaines parties sont très développées, parfois inutilement, tandis que d’autres, qui auraient mérité davantage de place, sont au contraire expédiées. Et je ne parle même pas de la frustration d’un bond dans le temps d’une décennie, incompréhensible parce qu’il n’obéit à aucune logique, arrive à un moment où des développements auraient été nécessaires et sert de manière assez artificielle, me semble t-il, à faire du teasing pour la suite de la saga. Quitte à fortement frustrer la lectrice que je suis. 

Autre sérieux motif de frustration : la quatrième de couverture se concentre sur un élément du roman qui arrive tout à la fin et est traité de manière assez marginale. C’est assez désagréable d’acheter un livre qui vous promet une histoire qui n’est que tardivement et très peu présente dans le roman que vous lisez. 

Ensuite narration dans son ensemble m’est apparue très inégale. Les premières pages sont prometteuses, puis ca patine, ça patine, jusqu’aux 100 dernières pages qui sont nettement plus dynamiques et intéressantes. 

Je n’ai malheureusement pas non plus réussi à m’attacher aux personnages ou à être véritablement concernée par leur histoire. J’ai lu avec énormément de détachement là où j’aurais aimé vibrer avec eux. Bref, une rencontre ratée …

Enfin, une note pour l’éditeur : l’arbre généalogique placé au début du livre est une très mauvaise idée. Personnellement, il m’a gâché le plaisir de découvrir progressivement les évolutions de la famille. Aucun suspense quand tu sais qui finit avec qui et quel est le secret de famille avant de commencer la lecture du roman… Si vous souhaitez lire ce roman, do yourself a favor : surtout ne regardez pas l’arbre généalogique (qui, au passage, spoile également le tome 2) !

 

En conclusion

 

En conclusion : voilà encore une histoire qui avait tout pour me séduire, sur le papier ! Mais malheureusement, un roman qui n’a pas tenu toutes ces promesses. Toute à ma frustration, je ne pense pas que je lirai la suite. C’est un peu la même histoire que pour Les lions de Sicile) qui m’avait également déçue.

Par contre, si vous aimez ce genre d’histoire d’émigration italienne, j’ai plusieurs suggestions. Il y a évidemment l’excellent Le Gang des rêves de di Fulvio, L’America  de Moutot ou même L’Italienne de Trigiani. Ce sont trois romans lus et approuvés (chroniques en cliquant sur les liens).

 

Lu à Rome et Saint Germain en Laye – Été 2026

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