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L’Italienne d’Adriana Trigiani : une belle découverte !

19 septembre 2017

Envie d’un roman qui vous emmène loin et vous fait vivre une vibrante histoire dans le New York du début du XXe siècle ? Je vous parle de LItaliennele roman-saga best-seller du New York Times d’Adriana Trigiani. Une belle découverte !

 

Pourquoi ce livre ?

 

Ok, guilty ! J’avoue, je suis coupable d’avoir un (très) gros penchant pour ce qui touche de près ou de loin à l’Italie. Et ce trait est bien antérieur à l’apparition de Monsieur Chéri dans ma vie. Alors un livre intitulé L‘Italienne avec une couverture montrant une femme raffinée avec un magnifique chapeau ne pouvait que capter mon regard. J’ai donc attrapé le livre et ai lu la 4e de couverture. « 1905, les alpes italiennes ». Super, un voyage dans le temps est toujours une bonne idée ! Puis, plus loin, on évoquait New York, où nos deux protagonistes émigrent. J’aime New York à la folie, alors il ne m’en a pas fallu plus. Je ne connaissais pas l’auteur mais j’ai donné sa chance à l’histoire. Et j’ai vraiment bien fait !!!

 

Quatrième de couverture

 

« Début du XXe siècle, Alpes Italiennes. Enza et Ciro, deux enfants de la montagne, se rencontrent pour la première fois. Ciro, pour avoir découvert le comportement scandaleux du prêtre du village, est envoyé aux États-Unis, où il devient cordonnier. Enza doit à son tour s’exiler pour assurer l’avenir des siens. C’est à New York, dans cette ville magique, que le destin va à nouveau les réunir. Mais il est trop tard : la Première Guerre mondiale éclate et Ciro s’engage pour aller se battre en Europe. Enza, elle, entame une brillante carrière de costumière au Metropolitan Opera et se laisse emporter dans un tourbillon de vie mondaine dans le sillage du grand chanteur Enrico Caruso. Des riches demeures de Carnegie Hill aux ruelles de Little Italy en passant par les faubourgs ouvriers et les vastes plaines du Minnesota, ces jeunes amants finiront-ils par se retrouver à temps, malgré le poids de l’histoire et de la destinée ? » 

 

J’ai lu le livre publié aux Éditions Charleston, (560 pages). Il a depuis été réédité en poche chez Points, collection Grands Romans, (648 pages).

 

Verdict ?

 

J’ai beaucoup aimé ce livre. C’est une vraie belle histoire de roman et plusieurs années après je suis toujours en mesure de vous raconter très exactement ce qui s’y passe. Enza et Ciro se rencontrent enfants, sont séparés par la vie et émigrent chacun leur tour aux États-Unis. Chacun grandit, évolue, suit sa propre trajectoire. Arriveront-ils à trouver le bon timing et à se retrouver pour de bon ? 

Ça peut paraître assez bateau écrit comme ça. Mais en réalité, ça ne l’est pas du tout, car derrière cette trame assez classique, le roman conjugue plusieurs éléments forts. 

Une atmosphère tout d’abord. Je l’ai écrit plus haut. Lire ce livre, c’est voyager dans le temps et l’espace. Vous passerez un moment dans les alpes italiennes, plongerez dans le New York du début du siècle, et suivrez l’un des personnages jusque dans le Minnesota. Comme dans Le gang des rêvesvous arpenterez les ruelles des quartiers où résident les immigrés italiens et partagerez leur quotidien souvent ingrat. C’est amusant les ponts entre les livres car ici il est beaucoup question de cordonnerie, tout comme dans les livres d’Elena Ferrante (dont promis je vous parle très très vite). 

Une héroïne forte et courageuse ensuite. Enza, qui pour faire vivre sa famille restée en Italie quitte son pays sans se retourner. À force de ténacité et avec une personnalité très affirmée, elle bâtit les conditions d’une vie meilleure. 

C’est aussi une histoire qui illustre la puissance du destin.

Bref, je recommande ce roman sans réserve. Ça m’a même donné envie de lire d’autres livres de l’auteur. Dans la même veine, elle a écrit Lucia Lucia, qui figure désormais sur ma liste de livres à lire. 

 

Et le style dans tout ça ?

 

Le livre a une vraie puissance visuelle. On a l’impression de scènes de cinéma qui s’enchaînent. Le style n’a rien de transcendant mais qu’importe. On passe un bon moment car portés par l’histoire.

 

Pour quel public ? 

 

Tout public.

 

Mes morceaux et citations préférés :

 

« Des mains saupoudrant de farine une vieille planche à découper n’auraient pas fait plus de bruit que son pas lent et régulier ». 

 

« Tout autour d’elle, les Alpes italiennes dressaient sur un ciel d’étain leurs pics argentés semblables à des lames ».

 

« Enza regardait le soleil descendre au-delà des arbres de Greenwich Village. De sa chambre (…), elle voyait des rangées d’immeubles qui lui offraient les couleurs de New York : orange brûlé, ocres terreux et bruns aux reflets abricots, si différents des bleus vifs et des verts tendres de son village de montagne. Si la lumière elle-même était tellement différente dans ce nouveau pays, qu’en était-il de tout le reste ? »

 

« Mais Enza se dit que c’était justement le propre de l’amour, de vous prendre par surprise et de jouer sur les touches de votre passé une mélodie lancinante qu’on finissait par reconnaître comme sa propre musique, et aussi comme son avenir ».

 

 

* * * *

Lu en 2014. Ce livre a beaucoup voyagé avec moi. Je l’ai commencé à Méribel, poursuivi aux États-Unis dans les Hamptons et l’ai terminé dans le Lower East Side à New York le 9 juin 2014.

 

 

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