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Mexique : Un dimanche à Mérida, la coloniale

16 août 2017

 

– Jour 2 –

 

 

Good morning Merida !

 

Après une bonne nuit de sommeil bien au frais, nous nous réveillons au Mexique pour la première fois. Arrivés en fin de soirée la veille à l’Hotel Hacienda Merida, (notre avis ici) nous sommes prêts à visiter la ville que l’on surnomme étonnamment la ville blanche. En réalité, elle est plutôt colorée. Dehors il fait une chaleur inimaginable et il nous faut pas mal de volonté pour nous aventurer dans cette fournaise. Mais bon, nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour rester enfermés, alors en avant !  

Nous avions prévu de passer une journée entière à découvrir Merida. En fait, le centre ville est relativement petit et tout ce qu’il y a à voir se situe dans un rayon d’un kilomètre environ. Nous nous sommes donc retrouvés à avoir déjà tout écumé à 14h. Ce n’était pas prévu…

Le déjeuner s’est alors transformé en une intense session de brainstorming pour savoir ce que nous allions faire du reste de la journée. Il a fallu se rendre à l’évidence : il n’y a pas masse d’activités ou de lieux à visiter à proximité immédiate de Merida. Izamal ? Déjà fait ! On a ensuite envisagé Progreso, pour la plage, avant de laisser tomber après avoir lu des commentaires ultra négatifs. Puis, on a pensé à Celestun mais la journée était déjà trop avancée pour en profiter pleinement. Nous avons alors opté pour le musée du monde maya, à 20 minutes en voiture du centre de Merida.

Je vous laisse découvrir notre itinéraire détaillé, les plans qui vont avec en guise de repère, ainsi que quelques-unes de nos photos…

 

 

Une matinée de déambulations dans la vieille ville

 

Sur la carte …

 

 

Le coeur de ville

 

Nous avons petit-déjeuné chez Soberana, en face du Parque de Santa Lucia. Il s’agit du restaurant, sans prétention, de l’hôtel Casa Lucia et nous y avons bien mangé. Ils ont un breakfast combo plat+jus de fruit+coffee tout à fait satisfaisant, de même que la clim’ et le wifi.  

 

 

La Calle 60 c’est en quelque sorte la rue principale de Merida. Presque tous les édifices à voir sont sur cette rue ou à quelques encablures. Ainsi, nous l’avons empruntée en direction du Sud à partir du Parque Santa Lucia. Premier stop, la place entourée d’arcades et de restaurants. De l’autre côté de la rue, la petite église où se succèdent les offices religieux. Un peu plus loin, nous tombons sur une imposante bâtisse : le théâtre Jose Peon Contreras. À l’intérieur, on peut observer un escalier monumental réalisé avec du marbre de Carrara, provenant d’Italie. 

 

 

En face, l’Universidad Autonoma de Yucatan. On peut faire quelques pas dans la cour intérieure et observer des influences arabes dans l’architecture de l’édifice, qui tranchent avec le côté très européen du théâtre qui lui fait face.

 

 

L’arrêt suivant, à quelques pas, fut l’Iglesia de Jesus. Construite par les jésuites au début du 17e siècle, elle offre un avant-goût de choix avant de découvrir la cathédrale un peu plus loin.  

 

 

En sortant, nous avons fait quelques pas dans le Parque Hidalgo. Le nom m’a amusée et m’a rappelé le maire d’une certaine capitale …

 

 

Nous rejoignons la Plaza Grande, noire de monde. La place est fermée à la circulation en raison d’une fête locale et on évolue entre marché éphémère et spectacles de rue. C’est vivant, c’est bouillonnant, c’est la vraie vie des gens d’ici et c’est vraiment sympa de pouvoir vivre ça. Dominant la place, la Catedral de San Ildefonso se dresse majestueuse. Elle est superbe et connue pour abriter le Cristo de las Ampollas depuis 1645.

 

 

La Casa Montejo, qui date de 1549, mérite bien une halte. Elle se visite gratuitement et donne une bonne idée de ce qu’était l’habitat cossu à l’époque coloniale. Toutefois, la partie la plus intéressante selon moi reste la façade, qui se détache complètement de celles des autres bâtiments de la place (Palacio Municipal, Palacio de Gobierno etc…). 

 

 

Une autre facette de Merida

 

Nous souhaitions déjeuner sur le pouce et avions projeté d’acheter quelque chose sur le marché local le Mercado Municipal Lucas de Galvez. En fait, nous y avons rapidement renoncé car les précautions élémentaires d’hygiène ne semblaient pas franchement au rendez-vous. On a donc joué la prudence. Le marché est situé sous une immense halle et bien que l’ensemble soit gris et assez sale, sur les étales c’est au contraire un festival de couleurs. Rien que pour ça, c’était bien d’y faire un saut.  

 

 

Nous nous sommes ensuite traînés (avec difficulté étant donné la chaleur) jusqu’au Parque de Santa Ana pour déjeuner au restaurant Manjar Blanco. Nous avons opté pour le plat qui combine toutes leurs spécialités, que nous avons partagé. Si l’on met à part les restaurants plus « haut de gamme », ce déjeuner a été mon coup de coeur du séjour. Simple mais très savoureux. Une très agréable surprise car mes attentes n’étaient pas élevées. Wifi et air conditionné. 

 

 

Un après-midi au musée du monde maya

 

Sur la carte …

 

 

Après le déjeuner, nous avons récupéré la voiture pour nous rendre au Gran Museo del Mundo Maya. Le musée est situé à environ 20 minutes du centre. On le trouve facilement car il borde l’axe principal et a une forme très futuriste. Le musée a été inauguré en 2012. Il est donc assez moderne. Cette visite nous a permis de nous mettre dans le bain avant notre exploration du site d’Uxmal, prévue pour le lendemain. En revanche, la manière dont il est structuré nous a plongés dans une certaine perplexité. On commence bizarrement avec la fin des dinosaures (et oui, la météorite qui a frappé la terre à l’époque est tombée au Mexique, dans le Yucatan et plus spécifiquement au nord de Merida) et ensuite on passe un peu du coq à l’âne, d’une époque à une autre. Bref, pas inintéressant mais assez confus. D’ailleurs, lorsque le lendemain nous avons demandé à notre guide (maya) ce qu’il pensait du musée, il a eu une petite moue qui en disait long. 

 


 

Au retour, nous avons emprunté le Paseo Montejo. Les guides le vendent comme le Champs Elysées de Merida. Euh … ah bon ? Honnêtement, à part ce round point et quelques belles demeures, ça ne casse pas des briques, donc si vous y faites un saut, modérez vos attentes.

 

 

Premier apéro au Mexique, direction La Negrita Cantina. L’endroit était bondé et il y avait beaucoup d’ambiance. Les autres bars aux alentours étaient tous vides. Tout est dit !

 

 

Pour le dîner, nous avions réservé à Apoalaun restaurant un peu plus haut de gamme. Nous y avons passé un très bon moment, assis en terrasse donnant sur le Parque de Santa Lucia subtilement éclairé. Les plats étaient bons et copieux. À la fin du repas, Monsieur Chéri a voulu goûter au Mezcal, le grand-père de la tequilla. Le serveur a eu la gentillesse de prendre le temps de lui expliquer la manière optimale de procéder pour que se dégagent toutes les saveurs. Une belle soirée !

 

 

Notre verdict

– Jour 2 –

 

Nous avons bien aimé arpenter les rues de Merida et ce, malgré la suffocante chaleur. Les petites places, les vieilles églises et les édifices coloniaux en font une ville à voir. Toutefois, si c’était à refaire, je zapperais le musée du monde maya et opterais pour un combo Merida/Izamal en une journée. Tout à fait faisable étant donné le temps de visite de chaque ville, y compris en prenant son temps.

Mes restos favoris : Apoala et Manjar Blanco.

 

Aspects pratiques

– Jour 2 –

 

Temps de conduite : Environ 40 minutes

Hôtel: Hotel Hacienda Merida, Calle 62 entre 51 et 53 – Merida. Photos et avis en cliquant ici

Restaurants :

  • Petit dej : Soberana (Parque de Santa Lucia), Calle 60 entre 53 et 55.
  • Déjeuner : Manjar Blanco (Parque de Santa Ana)
  • Apéro : La Negrita Cantina – Calle 62 à l’angle de la Calle 49
  • Dîner : Apoala (Parque de Santa Lucia)

 

Pour notre itinéraire complet et l’accès aux autres articles sur notre voyage au Mexique, c’est ici !

 

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