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La félicité du Loup de Paolo Cognetti : simplicité et beauté brute

10 janvier 2022

Après mon coup de cœur pour Les huit montagnes, Paolo Cognetti m’a subjuguée une nouvelle fois avec La félicité du loup. Un roman dépaysant et touchant, déployé au rythme des saisons dans un petit village du Val d’Aoste. À découvrir sans tarder chez Stock, collection la Cosmopolite.

 

Pourquoi ce livre ?

 

Ayant eu un coup de cœur pour Les huit montagnes il y a quelques années, il m’était impossible de passer à côté de ce nouveau roman. Pourtant, je dois bien avouer que ce n’est pas sans appréhension que j’ai entamé la lecture de La félicité du loup. La peur d’être déçue comme souvent par un nouvel opus, assez proche dans l’écriture et le thème abordé d’un roman que l’on a tant aimé. Mais je dois avouer qu’après quelques pages, j’ai compris que Paolo Cognetti avait réussi son pari. Il ne m’a fallu qu’une minute ou deux pour être à nouveau totalement envoûtée.

 

 

Ça raconte quoi ?

 

Fontana Fredda dans le Val d’Aoste de nos jours. Fausto, quadra, qui sort d’une relation amoureuse et revient sur les lieux de son enfance en quête de sens. Sylvia, la vingtaine éclatante, pétillante de vie et en quête d’aventure. Babette, gérante du restaurant et boussole pour tout un village qui étouffe dans un quotidien devenu trop étriqué. Babette, en quête d’ailleurs. Santorso, montagnard bourru, dépositaire de la sagesse des gens du coin, en quête de transmission.

Quatre trajectoires qui convergent vers le restaurant de Babette. Saison après saison, ils vont s’aimer, se quitter, s’entraider, se transmettre l’essentiel. Avec pour décor, cette montagne tantôt hostile tantôt salvatrice mais toujours mystérieuse et fascinante.

Une ode sublime à la montagne. Mais surtout un puissant et lumineux roman sur le pouvoir des rencontres et l’importance de la transmission.

 

La quatrième de couverture 

 

« Fausto a quarante ans, Silvia en a vingt-sept. Il est écrivain, elle est artiste-peintre. Tous deux sont à la recherche d’un ailleurs, où qu’il soit. Alors que l’hiver s’installe sur la petite station de ski de Fontana Fredda, au cœur du val d’Aoste, ils se rencontrent dans le restaurant d’altitude Le Festin de Babette. Fausto fait office de cuisinier, Silvia, de serveuse. Ils se rapprochent doucement, s’abandonnant petit à petit au corps de l’autre, sans rien se promettre pour autant. Alors qu’arrive le printemps et que la neige commence à fondre, Silvia quitte Fontana Fredda pour aller toujours plus haut, vers le glacier du Felik, tandis que Fausto doit redescendre en ville rassembler les morceaux de sa vie antérieure. Mais le désir de montagne, l’amitié des hommes et des femmes qui l’habitent et le souvenir de Silvia sont trop forts pour qu’il résiste longtemps à leur appel.« .

 

Et le style dans tout ça ?

 

Absolument sublime ! Un rythme maîtrisé, un style pur et sans longueur, des descriptions d’une beauté à couper le souffle, des phrases lumineuses, des leçons d’une puissance désarmante … J’ai tout aimé !

 

 

Verdict

 

Énorme coup de cœur ! Comment expliquer qu’une histoire si simple, banale même, puisse me procurer une telle émotion ? Je ne me considère pas comme une inconditionnelle de la montagne et n’ai aucune tendresse particulière pour le Val d’Aoste. Pourtant, Paolo Cognetti et sa merveilleuse plume font mouche. Ce livre est un envoûtement. Un dépaysement en haute montagne qui fait du bien à l’âme.

C’est à regret que j’ai refermé ce livre et quitté cette douce parenthèse pleine de sens, ce petit cocon de beauté brute.

 

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Lu à Saint Germain en Laye en décembre 2021

 

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