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L’île des oubliés de Victoria Hislop : une bonne surprise !

16 septembre 2021

Lire des best sellers me fait toujours peur, car je suis souvent déçue. Pourtant, lorsque plusieurs membres avisés de la communauté bookstagram m’ont recommandé L’île des oubliés de Victoria Hislop (Les Escales), j’ai décidé de leur faire confiance et de me lancer à mon tour dans cette histoire qui a conquis quelques 2 millions de lecteurs. Un roman que je pensais être « de gare » après l’avoir tellement vu exposé en tête de gondole chez les marchands de journaux et qui s’est finalement révélé être une bonne surprise.

 

Pourquoi ce livre ?

 

Parce que nous partions pour Corfou et que je voulais un roman qui se passe en Grèce. Comme je l’écrivais, c’est sur recommandation de mes amies lectrices que j’ai lu L’île des oubliés. Certes, l’histoire se déroule en Crète et non à Corfou mais côté ambiance, on cochait bien la case. Et on remplissait bien la fonction première d’un livre de vacances : offrir de l’évasion.

 

 

La quatrième de couverture

 

L’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux… et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets…

 

Ça raconte quoi ? 

 

Alexis, en voyage en Grèce avec son fiancé ultra caricatural, est en pleine crise de couple. D’origine grecque, elle saisit l’occasion de ce voyage pour fausser quelques jours compagnie à son compagnon et partir sur les traces de cette famille dont sa mère ne parle jamais. Quel secret inavouable lui a t-on caché ? En arrivant à Plaka, elle découvre bien vite que son histoire familiale est intimement liée à Spinalonga, cette île des oubliés qui abrita jadis une colonie de lépreux.

Le livre est bâti en trois temps. On entre dans l’histoire avec Alexis et sa volonté farouche d’en apprendre plus sur ses racines auprès d’une vieille amie de la famille. Puis, on bascule longuement dans le passé pour découvrir l’histoire de l’arrière-grand-mère d’Alexis, puis celle de sa mère et de sa tante. Le roman se clôt ensuite sur un retour à l’époque actuelle.

 

Et le style dans tout ça ?

 

Dire que j’ai été bouleversée par le style serait clairement une exagération. Toutefois, celui-ci sert bien l’histoire et le plaisir de lire est réel. Le rythme est bon également, même si je me serais peut être dispensée des longs développements autour de la crise de couple d’Alexis, qui n’apportent pas grand chose à l’histoire.

 

Verdict ?

 

Il a reçu le Prix des Lecteurs 2013. Lui aurais-je donné mon vote ? Oui, je vous recommande la lecture de L’île des oubliés de Victoria Hislop (le seul que j’ai lu à ce jour).

J’ai aimé me plonger dans le passé et les secrets de cette famille. D’ailleurs, selon moi, la partie centrale du roman – la plongée dans ce passé – se suffisait à elle-même. Tout le reste est un peu trop mièvre et/ou expédié à mon goût. Mais comme il s’agit d’une toute petite portion du roman, rien qui ne gâche le plaisir de cette lecture.

Comme l’immense majorité des lecteurs j’imagine, je ne connaissais pas l’existence de cette « île des oubliés » qui a bel et bien existé au large de la Crète. J’ai été frappée et touchée de découvrir les destins déchirants de ces lépreux, condamnés à vivre entre eux en autarcie jusqu’à la fin de leurs jours. Il est intéressant, je trouve, de lire ce livre après avoir vécu nous-mêmes plusieurs confinements successifs. On ne peut alors que mieux imaginer le quotidien solitaire de ceux que l’on coupait brutalement de tout, du jour au lendemain : famille, amis, quotidien, occupation, racines … . n roman qui m’a émue et intéressée donc, et dont j’ai tourné les pages avec facilité et grand plaisir.

Bémol : la fin m’a semblé un peu rapide et pas forcément à la hauteur de l’émotion que l’histoire passée avait fait naître chez moi. Ce qui me ramène à mon point précédent. L’évocation du passé est la partie la plus réussie de ce roman, et aurait sans doute pu exister par elle-même. Autre mini bémol, mais pas de quoi fouetter un chat non plus, les personnages des deux soeurs sont un chouïa caricaturaux et auraient gagné à être plus nuancés.

Une jolie lecture pour s’évader, se faire plaisir et apprendre.

 

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Lu août 2021 à Corfou

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